smartcity-mag
Les industriels de Sablé-sur-Sarthe s’intéressent aux Objets Connectés

22/10/2018

Les objets connectés vont-ils révolutionner vos entreprises ? c’était le thème du récent atelier Nouvelles technologies et web, organisé par le Club de développement du pays de Sablé sur Sarthe. Une dizaine d’entrepreneurs a participé à cette rencontre qui démontre que les entreprises et en particulier celle du secteur industriel, s’intéressent de près à la révolution numérique, quel que soit le territoire sur lequel elles sont installées.

Certes la ville de Sablé-sur-Sarthe, l’un des poumons économiques du département de la Sarthe, n’est pas labellisée French Tech ou autre estampille qui lui permet d’être reconnue comme une cité qui s’investit dans la révolution digitale, laquelle s’impose désormais à la plupart des entreprises nationales et internationales. Pas de label, donc, mais un Club de développement économique qui organise régulièrement des rencontres, conférences et autres ateliers à l’attention des industriels du territoire Sabolien (nom des habitants de la ville sarthoise). Un groupe très dynamique qui s’intéresse aux sujets d’actualités et les porte à la connaissance des entreprises, nombreuses et dont certaines sont même des fleurons nationaux à l’exemple de LDC Group (Volailles ), ALIMAB (Alimentation animale) ou encore MK AUTOMOTIVE (équipements automobiles), pour les plus grosses.

Structure de la Mission économique de la Communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, le club de développement s’impose désormais comme un partenaire privilégié de l’économie sabolienne, en rassemblant, depuis 1988, les acteurs économiques du territoire.

S’affichant comme un « laboratoire d’idées », à l’origine de nombreuses initiatives associant les élus, les entreprises et la Mission économique du pays de Sablé, ce club d’entreprise a su, au fil des ans, « créer un esprit de partenariat et de solidarité entre les acteurs économiques du territoire avec l’objectif atteint de développer un véritable état d’esprit sabolien ».

« Les membres du Club sont ainsi les meilleurs « ambassadeurs » et représentants du dynamisme de Sablé-sur-Sarthe », affirment les animateurs de cette structure qui met tout en oeuvre pour entretenir l’esprit d’entreprise qui anime chacun d’entre-eux. Et personne ne s’en plaindra, d’autant qu’avec un taux de chômage établi à 7,2 % à fin 2017, soit largement inférieur à la moyenne nationale, le bassin d’emploi se porte plutôt pas mal.

C’est dans le cadre de ses activités régulière que le Club organise des ateliers qui permettent aux entreprises de prendre connaissance l’évolution de l’écosystème local et des technologies et autres initiatives qui peuvent faire progresser les entreprises implantées sur le territoire sarthois. Chaque rencontre est organisée dans les locaux d'une entreprise locale, permettant à cette dernière de faire connaître son activité et son implication territoriale. Mi-octobre c’est la représentation locale de VEOLIA EAU, gestionnaire du réseau, entre autres, qui recevait, en la personne d’Alexandre PROVOST, les chefs d’entreprises ou leurs représentants, pour un atelier Nouvelles technologies de l’Information et de la communication et web, intitulé : « les objets connectés vont-ils révolutionner vos entreprises ? ».

L’occasion pour le gestionnaire du réseau d’eau de présenter en premier lieu les activités de son unité, sur le territoire. Chacun a ainsi pu savoir qu’avec 170 salariés, cette entreprise leader sur les marchés de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie, gérait 142 contrats de délégation de service publics sur plusieurs départements, la Sarthe, la Mayenne et une petite partie du Maine et Loire.
 

Des solutions qui correspondent aux usages et contribuent à rendre la ville plus intelligente
Mais ce qui intéressait la dizaine d’entrepreneurs présents c’est l’arrivée des objets connectés dans les entreprises et en quoi ces derniers pourraient en modifier l’activité économique et le fonctionnement intrinsèque. D’où un intérêt évident pour ce qu’allait exposer les trois invités de cet atelier : Fabien BOUDAUD Directeur de Veolia eau - Ouest mais également membre de l’association PAVIC d’Angers, Yannick DESSERTENNE de la Société Nationale des Objets Connectés, une jeune pousse hébergée à la Wize Factory d’Angers et Xavier MEISTERMANN, de la socité Birdz, filiale du groupe Veolia.

Invité à prendre la parole, Fabien BOUDAUD a expliqué comment Veolia, leader mondial des services collectifs, s’investit dans le développement d’objets connectés qui répondent aux usages de l’entreprises, en collaboration avec des startups locales. A l’exemple de Playmoweb, une jeune pousse angevine qui développe des applicatifs mobiles qui répondent aux besoins spécifiques de leurs clients. « Nous sommes une multinationale, mais nous travaillons en mode PME avec des entreprises locales pour mieux nous insérer dans le tissu local », soulignait Fabien BOUDAUD pour démontrer l'implication de l'entreprise dans le développement économique local. Et les besoins en équipement spécifiques, comme les objets connectés, favorisent bien évidemment cette insertion. 

Jeune entreprise spécialisée dans la création de solutions connectées, la Société Nationale des Objets Connectés (SNOC) présentait quelques cas concrets. Yannick DESSERTENNE s’est surtout employé à expliquer les réseaux bas débit, lesquels permettent de faire communiquer les technologies qu’il développe et de renvoyer les alertes en cas de problème, par l’intermédiaire d’un Cloud, mis au point par l’entreprises angevine. La discussion entre les objets connecté : un sujet très intéressant qui a suscité de nombreuses questions des entreprises présentes, d'autant que chacun avait apporté dans sa valise quelques exemples de produits utiles au bon fonctionnement, au contrôle et à la sécurité des grandes entreprises. De quoi satisfaire l'appétit de chacun. 

Enfin, mêmes problématiques exposées de la part de Birdtz, une entreprise filiale de Véolia qui développe des solutions, notamment dans le domaine des bâtiments connectés, la gestion des énergies, la qualité de l’eau et de l’air, avec un réseau bas débit propriétaire, étudiées pour contribuer à rendre les villes plus intelligente sur le plan des usages à l’attention des collectivités comme des habitants des zones équipées.

Au total, une heure trente d’échanges constructifs, qui ont semblé satisfaire les entreprises présentes et ceux qui venaient leur présenter des solutions qui correspondent, n’en doutons pas, à leurs besoins.
 



Facebook Twitter LinkedIn YouTube