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Les taxis volants SeaBubbles vont naviguer sur la Seine au printemps prochain

02/10/2018

Se déplacer dans Paris en volant au-dessus de la Seine grâce à de petits hydroptères, c’est le projet de l’entreprise SeaBubbles. Soutenu par la Mairie de Paris, ce projet qui va dans le sens d’une navigation propre, sans vague, sans bruit et sans émission de gaz, n’était pas compatible avec les règles de navigation sur la Seine. Depuis les règles ont évolué et les navettes fluviales du futur devraient s’installer à Paris au printemps 2019.

Se déplacer dans Paris, en volant au-dessus de la Seine, sans bruit et sans pollution, grâce à des « hydrofoils », c’est le principe de cet engin hybride qu’est le « SeaBubbles   ». Mélange d’avion et de bateau à l'aspect futuriste, propulsé par l’énergie électrique et qui permet d’emmener cinq personnes, en empruntant le fleuve, ce nouveau moyen de transport a tout pour séduire les parisiens comme les touristes. Si la Mairie de Paris, toujours à la recherche de moyens de transport pouvant réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la capitale, voyait donc d’un bon œil l’arrivée de ces nouveaux taxis, les règles de navigation n’étaient pas, quant-à elles, adaptées.

Si en mai dernier, la startup franco-suédoise à l’origine de ce projet a obtenu, de la préfecture de région, l’autorisation de réaliser une expérimentation sur la Seine, rien n’était gagné pour qu’une ligne de taxi volants puisse s’installer durablement à Paris.

Sur la Seine, les bateaux n’ont le droit de voguer qu’entre 12 et 18 noeuds. En principe pour éviter que de trop grosses vagues s’échouent sur les péniches habitées. Mais cette vitesse n’est pas suffisante pour que le bateau-taxi puisse se hisser sur ses « foils » pour, justement, ne pas faire de vagues. Une demande avait donc été faite pour voguer à 25 noeuds une vitesse supérieure à celle des bateaux classiques. Restait à attendre l’autorisation des autorités fluviales. Pas si simple. Le constructeur que nous avions rencontré à Viva Tech, le salon parisien des nouvelles technologies, envisageait fortement de migrer vers le lac Léman, les Suisses se montrant prêts à accueillir son projet.

 

Après les taxis, des bus volants pourraient parcourir le fleuve
Après plusieurs atermoiements, les taxis volants viennent d'obtenir l'autorisation de naviguer sur la Seine, et doivent s'installer à Paris dès le printemps prochain. Une nouvelle qui ravit Alain Thébault, l'un des fondateurs des SeaBubble. « La vitesse est enfin libérée dans Paris c’est une bonne nouvelles pour les bateaux qui cumulent absence de bruit, absence de vague, absence de rejet CO2 », a ainsi annoncé l'homme d'affaires.

Selon les informations communiquées par l’entreprises, dès le printemps prochain, une première ligne régulière sera donc créée à Paris, avec une flottille de 10 à 20 SeaBubbles. Cette première ligne comprendra trois arrêts symboliques sur le fleuve qui traverse la capitale : « à la limite entre Paris et Boulogne-Billancourt, en bas du pont de l'Alma ou vers le Trocadéro et jusqu'à la gare de Lyon », a dévoilé le concepteur.

Opéré dans un premier temps par le constructeur lui même cette nouvelle ligne de taxis fluviaux sera dans un deuxième temps confiée à un ou deux opérateurs suivants : Paris City Vision, G7 Green ou Uber.

« La libération de la vitesse sur la Seine à 25 nœuds nous permettra d'atteindre les 40 km/h, la vitesse qui permet d'utiliser les deux fois et de pas faire de vagues », expliquait dernièrement Alain Thébault sur la chaine TV CNews. « Je crois qu’il y a une vraie prise de conscience collective. Sur la Seine, les règles de navigation ont été imposées pour la sécurité et la tranquillité des riverains, mais elles datent de l'époque des péniches Freycinet, qui font beaucoup de vagues ».  Le co-concepteur se félicite que « tout le monde convienne qu'il ne faut plus suivre ces règles ».

Forte de cette avancée, l’entreprise parle déjà de construire des SeaBubbles de grande taille, de véritables bus volants à permettant d’embarquer plus de passager. Selon Alain Thébault, Valérie Pécresse, présidente de la région et d'Ile-de-France Mobilités, serait intéressée.
 



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